Terror Castle Scène 4 - Le Fantôme et sa corde (Chapitre 14)

Harry Kane, 1964.
Roger Hall, 1967.





















  "There seem to be several doors," Jupiter remarked. "I wonder which we should take?"
  "As far as I am concerned - Ugh!" Pete let out a strangled exclamation as he half turned and saw a woman in long flowing robes looking at them. She wore clothes such as Pete had seen in pictures painted three hundred years before, and tied around her neck was a rope. The unattached end of the rope fell down across her robe to her feet. She had her hands tucked into her flowing sleeves, and was looking at the boys with an expression of sorrow.
  Pete reached out and tugged at Jupe's jacket. "What is it?" Jupiter asked.
  "L-look," Pete stuttered. "We aren't alone. We have company."
  Jupiter turned an Pete felt him stiffen. That meant he saw her - the woman who was watching them, not moving, not breathing, just standing there watching. Pete guessed he knew who she was all right. She was the ghost of the woman Mr. Rex had told them about, the one who had hanged herself to avoid marrying some man her father wanted her to.
  For a moment the boys remained frozen. The ghostly apparition neither moved nor spoke.
  "Shine your light that way," Jupiter whispered. "When I say 'now'... Now!"
  Together they turned their torches towards the standing woman.
  She vanished, as silently as she had appeared.
  There was nothing there now but a mirror, which reflected the light back into their eyes.
  "A mirror!" Pete burst out. "Then she must have been behind us!"
  He whirled around, zigzagging his light back and forth. But there was no one there except for themselves.
  "She's gone!" Pete said. "And I'm going too! That was a ghost!"
  "Wait! [...] Apparently we saw a ghostly reflection in a mirror, but we may have been mistaken. I'm sorry we acted so hastily. We should have taken more time to examine the unusual phenomenon."
  "More time?" Pete yelled. "All right, why didn't you photograph her? You're carrying the camera."
  "So I am." Jupiter sounded chagrined. "And I forgot all about using it."
  "It wouldn't have shown anything anyway. You can't photograph a ghost."
  "Likewise, a ghost can't reflect in a mirror," Jupe told him. "But either this one did, or else she was inside the mirror itself. I never heard of a mirror ghost. I wish she'd show herself again."
  "That's your opinion, not mine," Pete retorted. "All right, we've proved Terror Castle is haunted. Now let's go and tell Mr. Hitchcock."

Jacques Poirier, 1979.

  "Il y a plusieurs portes, remarqua Hannibal. Par laquelle allons-nous commencer?
  -Pour ma part... Ouille!"
  Peter venait de se retourner et ce qu'il avait aperçu motivait largement ce cri étranglé.
  Une femme, vêtue d'une longue robe flottante, semblable à celles qu'on portait il y a trois cents ans, se tenait derrière les garçons et les regardait fixement, avec une expression d'une infinie tristesse. Une corde était attachée autour de son cou. Le bout de la corde lui pendait jusqu'aux pieds. Ses mains étaient dissimulés dans ses manches.
  Pete s'accrocha à la veste d'Hannibal.
  "Qu'y a-t-il? demanda le détective en chef.
  -Re-regarde, nous-nous n-n-ne sommes pas seuls. Nous-nous avons de la compagnie", bégaya le détective adjoint.
  Hannibal se retourna à son tour et Peter le sentit se raidir. Cela signifiait qu'Hannibal voyait aussi la femme à la corde, donc qu'elle n'était pas le fruit d'une hallucination... Elle regardait toujours les garçons, sans bouger, sans respirer... Peter devina sans peine qui elle était: le fantôme de la jeune fille dont avait parlé M. Rex et qui s'était pendue plutôt que d'épouser un homme qu'elle n'aimait pas.
  Pendant un long moment, les garçons restèrent pétrifiés. L'apparition demeurait silencieuse et immobile.
  "Tu braqueras ta torche sur elle quand je dirai "trois", souffla Hannibal. Un, deux, trois!"
  Les deux torches convergèrent sur le fantôme qui disparut aussi silencieusement qu'il était venu.
  A la place où la femme pendue s'était tenue, on ne voyait plus qu'un monumental miroir qui renvoyait aux garçons la lumière de leurs lampes.
  "Un miroir! cria Peter. Donc, elle était derrière nous."
  Il fit volte-face, balayant la salle avec sa torche. Mais la salle était vide.
  "Elle est partie, constata le détective adjoint. Et je m'en vais aussi.
  -Un moment! répliqua le détective en chef [...]. Apparemment, nous avons observé l'apparition d'un fantôme dans un miroir. Mais nous avons pu nous tromper. Nous avons eu tort d'agir si vite. Nous aurions dû prendre plus de temps pour étudier le phénomène.
  -Plus de temps? cria Peter. Alors pourquoi ne l'as-tu pas photographié, ton phénomène? C'est toi qui as l'appareil. Phénomène toi-même, va!
  -Tu as raison, reconnut Hannibal vexé. J'ai oublié de prendre une photo.
  -A quoi bon? Tu sais qu'on n'a pas encore inventé de pellicules sensibles aux fantômes?
  -Je sais aussi que les fantômes ne se reflètent pas dans les miroirs. Or, celui-ci l'a fait, ou alors il était à l'intérieur du miroir lui-même. J'aimerais bien le voir apparaître une deuxième fois.
  -moi pas, répliqua Peter. Que te faut-il de plus? Nous avons prouvé que le château des Épouvantes est hanté. Passe un coup de fil au père Hitchcock et allons jouer au base-ball."

T. Yamamoto, 1968.
Jacques Poirier, 1966.


 



















SOURCES DES ILLUSTRATIONS:

Illustrations américaine et britannique: T3I Reader's Site (The Stories).
Illustrations françaises: Scribd (Utilisateur: Claudefermas) (éd. 1966)/Exemplaire personnel (éd. 1979).
Illustration japonaise: Series Book Art - The Thrre Investigators by Ian Regan.




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